| Dragon Ball Advance |
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Développeur : Atari Editeur : Bandai Genre: Combat/Plate Form Machine: Game Boy Advance, Prix:50 € Date de Sortie: Sortie |
| Le Jeu |
Si on se demande encore comment Dragon Ball a su braver les affres du temps avec une insolence indécente, un des éléments de réponse se situe
sûrement du côté de l'industrie vidéoludique. Bien que la diffusion américaine de la série ait dopée la licence, on se rend également compte
que les productions Made In Japan déferlent régulièrement sur l'archipel. Dans tout ça, l'Europe fait le tri et alors qu'on peut s'estimer
chanceux de ne pas avoir droit à des titres comme Dragon Ball Z Sagas, il arrive parfois que certains softs peu recommandables passent au
travers les mailles du filet comme ce fut le cas avec l'immonde Dragon Ball Z : Taiketsu. Dragon Ball Advanced Adventure est d'un tout autre
niveau et reprend le tout début de la saga en faisant pruve d'un tel respect que le tout force l'admiration.
Bien que Dragon Ball ait engendré Dragon Ball Z dans des considérations commerciales évidentes, il faut aussi voir que cette longue série a
apporté gloire, fortune et sérénité à Akira Toriyama qui est sans doute un des mangaka les plus connus au monde avec Otomo Katsuhiro.
Pourtant, à y regarder de plus près, la saga originelle a eu droit à beaucoup moins d'égards que la période Zeto. Si on excepte la plupart
des RPG qui n'ont jamais atteint nos côtes et qu'on reprend tout ce qui s'est fait autour de la série ces cinq dernières années, le constat
est encore plus flagrant : Dragon Ball Z fait vendre et a depuis longtemps supplanté le matériau de base qui semble un peu avoir été oublié
jusqu'à aujourd'hui. Dragon Ball Advanced Adventure s'attarde en effet sur l'ensemble de Dragon Ball puisque le jeu débutera alors que Bulma
rencontre Goku et se terminera lors du combat entre ce dernier et Piccolo. On se demande pourquoi la période Petit Coeur est passée à la
trappe mais hormis ce petit oubli, la très grande force de ce jeu tient en un immense respect de l'oeuvre de Toriyama. Des rencontres
importantes du manga aux lieux visités en passant par la gestuelle des personnages, cette production respire la Fan-attitude, qui
transparaissait déjà dans les Budokai sur consoles de salon. A ce titre, on ne s'étonnera donc pas de trouver au générique la société Dimps
qui a su rendre à DBZ ses lettres de noblesse.
Se situant à la croisée des chemins de la baston et du beat'em all, Advanced Adventure entend bien profiter d'un éclectisme amenant une
certaine diversité au cour de l'aventure. Bien que l'idée soit bonne, elle reste relativement peu exploitée et ce malgré une progression
ingénieuse qui s'inscrit parfaitement dans la continuité de l'histoire. Cependant, si le mode Scénario alterne trois types de phases, on se
retrouve la plupart du temps à parcourir de longs niveaux en frappant tout ce qui bouge, comme dans n'importe quel jeu d'action. Maintenant,
il faut aussi voir que ce jeu est un hommage vibrant à la création de Toriyama et de ce fait, on peut se dire que l'alternance entre les purs
moments de beat'em all et les combats n'auraient pu être pensés d'une autre manière. Bref, si vous connaissez la série, vous serez aux anges
et si vous découvrez les origines de Dragon Ball, un léger goût amer pourra peut-être venir chatouiller vos papilles gustatives. Quoiqu'il en
soit, cette production Banpresto profite d'un contenu pour le moins attractif. Outre le mode Scénario, on retrouve un mode 1 Contre 1, une
option Link pour se battre contre un ami, et une fois terminé l'aventure principale, vous débloquerez deux mini-jeux issus de ladite
aventure à savoir Casse-Rocher et Attrape-Karine :).
Si on y regarde de plus près, on est tout de même un peu déçu par la durée de vie du soft. Bien que le mode Scénario profite de trois modes
de difficulté, le tout reste assez simple et il ne vous faudra que 4 à 5 heures pour boucler ce challenge. Une fois arrivé au bout de vos
peines, vous aurez la possibilité de reprendre l'aventure en dirigeant Krilin mais l'intérêt reste faible sachant que rien ne change hormis
le fait que notre chauve préféré pourra profiter du Kaméhaméha à la puissance maximale dès le départ. Le mode 1 Contre 1 (et par extension
l'option Link) est lui aussi assez limité, seuls 6 combattants (+ 2 à débloquer) étant disponibles à savoir Goku, Krilin, Jackie Chun,
Tao Pai Pai, Tenshinhan, le grand-père de Goku, Gohan, Piccolo et Cyborg Tao. Dommage que nous n'ayons pas pu diriger un plus grand nombre
de fighters qui apparaissent pourtant dans le mode Scénario. En sus, vous retrouverez aussi un mode Bonus pour rejouer tous les niveaux du
mode Scénario, ceci étant utile pour débloquer la multitude d'objets cachés. En somme, on fait vite le tour du jeu mais on y revient avec
plaisir, d'autant que, comme je le disais plus haut, on retrouve diverses phases de jeu.
C'est donc en suivant de près le scénario original que Goku aura la possibilité d'acquérir son nuage magique (ce qui amènera des passages
dans le ciel où vous devrez éviter des vagues d'ennemis) et qu'il deviendra de plus en plus puissant en maîtrisant notamment le Kaméhaméha
qui profitera d'une puissance accrue au fil de votre progression. Pour ce faire, vous devrez par contre récupérer des objets disséminés
dans les niveaux. Bien que certains soient plus ou moins loufoques (perruque de Jackie Chun, chapeau de Shen, caillou de Tortue Géniale),
d'autres en revanche augmenteront votre barre de vie ou la taille de votre bâton magique. Mais plus encore que cette chasse aux trésors,
c'est bel et bien la construction du jeu qui vous fera pousser des gloussements de joie. Dispatchée sur 17 niveaux, l'histoire vous fera
revivre les grands moments du manga, de l'entraînement de Tortue géniale, à l'affrontement contre l'Armée du Ruban Rouge, en passant par le
championnat du monde des arts martiaux sans oublier les péripéties contre Pilaf ou le combat contre Piccolo. Jouissif quand on connaît par
coeur la série, on s'étonnera tout de même de constater que la longueur des stages est fortement variable, certains se bouclant en moins
d'une minute (le combat contre Yamcha, ou la dernière rencontre avec Pilaf) alors que d'autres sont bien trop longs à l'images des niveaux
se déroulant dans le château de Pilaf (encore lui) ou la traversée de la grotte sous-marine. A contrario, quelques levels sont bien pensés
en terme de longueur comme celui où vous traverserez une jungle dans laquelle vous devrez retrouver la pierre jetée par Tortue Géniale et
qui se terminera par un combat contre Krilin. Hormis ce petit soucis, la progression est délicieuse et n'oublie aucun point important de la
série.
Question design, c'est un pur bonheur. Les graphismes sont colorés et détaillés, les animations sont les exactes répliques de celles de
l'animé et une fois de plus, tous les ennemis de Goku sont présents. Le seul hic vient du bestiaire qui est peu étoffé puisqu'on retrouve
seulement un ou deux types de gardes, des loups ainsi que des droïdes. Par contre, il est appréciable de voir que les développeurs ont pensé à
quelques astuces qui consistent à prendre certains personnages de la saga pour en faire des ennemis subalternes. Par exemple, après avoir
battu le Sergent métallique, vous le retrouverez en temps qu'ennemi de base, ce qui est également valable pour le premier démon créé par
Piccolo, Tambourine. Au final, ce n'est si mal même si on en veut toujours plus, incorrigibles que nous sommes. Pour assouvir notre âme de
petit geek, on aura tout de même droit à tous les adversaires qui ont donné un peu de mal à Goku et croyez-moi, c'est vraiment génial de
retrouver le général Blue, Guilan, Drum, Jackie Chun, Tenshinhan, Nam, Diable-Man, etc. On pourra peut-être trouver dommage que quelques
ennemis soient passés à la trappe (la Momie de chez Baba, Cymbale...) et qu'il y ait une ou deux incohérences (comme le combat entre Goku et
Chaozu) mais ce ne sont que des détails sans grande importance. Niveau sonore, les musiques restent dans un style "gagabalesque" mais ont
beaucoup moins de pêche que les compositions de Kikuchi Shunsuke. Heureusement, les bruitages (très fidèles eux aussi) rattrapent cette
petite baisse de régime et on se félicitera de pouvoir profiter des vocalises de Masako Nozawa qui double Son Goku.
La jouabilité reste bonne même si elle aurait pu être plus élaborée. Il est un peu frustrant par exemple de ne pouvoir se propulser dans les
airs, grâce au bâton magique, qu'à des endroits bien précis. La palette de coups des combattants est elle aussi maigrelette mais on retrouve
néanmoins toutes les techniques des personnages. Ceci apporte un dynamisme aux combats qui nous donne l'impression de feuilleter les
meilleures planches du manga : combat au sol, dans les airs, attaques énergétiques, tout y est ! La bonne nouvelle est que le gameplay tire
habilement partie du peu de touches de la GBA et nous donne un gameplay simple et très instinctif. Enregistrez au passage que la maniabilité
Beat'em all est légèrement différente de celle Baston en cela que vous posséderez plus de coups lorsque vous vous battrez en 1 Vs 1. Dans
tous les cas, vous pourrez enchaîner facilement une série de coups ou sauter pour assener un coup de pied. Bien que vous ne puissiez utiliser
votre bâton magique lors d'un tournoi, vous pourrez en revanche propulser votre ennemi dans les airs. Pour y arriver, vous devrez dans un
premier temps casser la garde de votre adversaire symbolisée par une jauge de défense qui se videra à mesure que vous le frapperez. Ensuite,
votre ennemi sera automatiquement envoyé en l'air où vous le suivrez pour continuer à le frapper. Les attaques énergétiques, elles, devront
être tout d'abord chargées puis d'un simple bouton, vous pourrez les effectuer. Chaque combattant disposant de ses propres techniques, on se
régalera à enchaîner les différents combats, histoire de profiter un peu plus de l'ambiance Dragon Ball parfaitement restituée.
Dragon Ball Advance Adventure est un produit fait par des fans pour des fans mais pas seulement pour eux. Bariolé, énergique, maniable et
surtout très respectueux du manga, cette incursion de Banpresto dans le monde de Toriyama est un excellent moyen pour réviser ses bases.
Moins long en terme de durée que les deux premiers Legacy Of Goku, il n'en demeure pas moins bien plus convaincant tant dans la forme que
dans le fond, notamment grâce à son scénario fidèle de chez fidèle et ses petites astuces pour diversifier l'aventure. Quelques problèmes de
rythme l'empêchent d'accéder à la plus haute marche du podium mais pour ma part, je pense que ce jeu est au beat'em all ce que Supersonic
Warriors est à la baston estampillée Dragon Ball : une valeur sûre qui vous fera retrouver la délicieuse ambiance d'un manga culte qui
exprime à lui tout seul la notoriété internationale de la BD japonaise.
La galerie comporte 266 images.
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| Ce Dossier a été realisé par Choun |
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